Le jour du dépassement planétaire

Le jour du dépassement planétaire

Le 29 juillet dernier marquait le jour du dépassement planétaire.

Ça, ça veut dire qu’on a consommé toutes les ressources que la Terre est capable de regénérer en un an. En d’autres mots, on s’est fait un genre de budget d’empreinte écologique à ne pas dépasser, pis on l’a dépassé.

Bon, évidemment, on va continuer notre vie normale comme si de rien n’était, alors, on va vivre à crédit. Résultat : ça va nous prendre 1,7 planètes cette année pour subvenir à notre (sur-)empreinte à tous.

Ce crédit environnemental là, c’est pas comme emprunter de l’argent. C’est un peu plus difficile à rembourser! Alors à la place, ben la Terre se dérègle et on subit les conséquences.

Quelles conséquences?

On pense peut-être que la Terre va exploser, qu’il va y avoir pleins de volcans en éruption partout pis que la lave va nous décimer. Si seulement c’était aussi évident, je pense qu’on ferait quelque chose ben plus rapidement que ça! 

Mais non, les changements climatiques, c’est bien plus sournois. On voit les impacts sous la forme : 

  • De records grandioses de température (comme le 50° dans l’Ouest Canadien en juin 2021) 
  • De la triste fonte des glaces qui ne pourront JAMAIS se reformer
  • D’inondations et/ou de giga pluies diluviennes (on en a eu au Québec et il y en a eu des majeures en Europe et en Chine juste cette année)
  • De sécheresses qui troublent nos cultures, mais plus alarmant que ça, qui ont un impact sur l’eau potable disponible (comme dans l’Ouest des États-Unis cet été)
  • De feux de forêt (comme ceux qu’on a vu en Australie ou en Californie)

Le pire, c’est que ces catastrophes-là ne nous aident pas pantoute au niveau climatique! Si au moins la Terre « s’aidait » et essayait de reprendre le dessus en voyant qu’on la dérègle de même! Mais non, les feux de forêt déciment des arbres matures, et, de ce fait, leur capacité à stocker le carbone. L’incendie envoie le carbone que les arbres avaient emmagasiné dans l’atmosphère, en plus de causer du smog à cause de la fumée. C’est juste la pire chose les feux de forêt! Les inondations des terres, c’est pas ben bien mieux, parce que ça provoque des émissions de méthane (un des pires gaz à effet de serre). Même chose pour la fonte des glaces qui fait s’échapper encore plein de carbone et ne fait qu’aggraver la situation globale! Pauvre planète, vraiment. Je dirais bien pauvre de nous aussi, mais on est quand même responsables de tout ça…

Depuis quand?

Le jour du dépassement est assez récent. On a commencé à épuiser complètement les ressources de la planète en moins d’un an en 1986. Le jour du dépassement était le 31 décembre (bon, aussi bien dire qu’on dépassait pas vraiment).

Mais après, l’écart s’est creusé de plus en plus. En 1995, il était rendu en novembre. En 2005, en octobre. En 2007-2009, en septembre. En 2010, en août. En 2019, c’était aussi le 29 juillet. L’an passé, on a eu la chance de reculer de presqu’UN MOIS! La date était le 22 août.

Évidemment, c’était « grâce » à la COVID, au confinement, au fait que le trafic aérien a diminué considérablement et à l’arrêt de bien des industries!

C’est cute, mais ça veut dire que même en arrêtant de vivre, on a juste gagné un mois, c’est un peu triste comme constat…

On aurait quand même pu en profiter, saisir cette belle opportunité pour faire une relance verte!!

Mais non, on a complètement raté le bateau, et ce au niveau mondial. Pis on est revenu en force en plus! On a augmenté notre empreinte carbone de 6,6% et on a diminué la biocapacité forestière mondiale de 0,5 % (à cause entre autres d’un pic de déforestation en Amazonie). Cool cool cool.

Des solutions

Vous savez, je suis toujours avide de solutions. J’ai espoir en l’humanité! Faut dire que l’objectif mondial est encore d’arriver à un équilibre en 2050!

Je lisais que pour y arriver, l’idéal serait soit de réduire la population mondiale à 2-3 milliards d’habitants, (lol, on approche le 8M!) ou encore de réduire le niveau de vie pour permettre à la planète de se regénérer annuellement.

La WWF (World Wildlife Fund) propose d’ailleurs un plan basé sur ce deuxième point. En fait, beaucoup d’organismes environnementaux sont d’accord : On devrait juste cesser de détruire les écosystèmes essentiels à la régulation du climat. Par exemple, protéger les forêts et les océans qui sont en mesure de stocker du carbone.

Mais ça veut dire quoi protéger les forêts et les océans? Comment nous, on peut les protéger au quotidien?

Ben c’est assez simple! Une bonne façon de protéger les forêts, c’est de ne plus acheter de produits qui causent la déforestation. Comme par exemple :

  1. Cesser ou réduire drastiquement sa consommation de viande, particulièrement de bœuf. C’est ce qu’il y a de plus nuisible sur les forêts tropicales, car on les détruit pour faire des plantations de soja pour nourrir les animaux d’élevage ET pour libérer des terres pour faire plus d’élevage d’animaux. Devenir végétarien ou être assez proche du végétarisme est un 2 en 1 pour protéger les forêts!
  2. Éviter d’acheter des produits faits d’huile de palme. 
  3. Choisir du cacao et du café bio et équitable.
  4. Au Canada, c’est le papier de toilette, les essuie-tout et les mouchoirs qui contribuent à la déforestation! Le mieux est de privilégier les articles lavables pour les remplacer (comme ceux de Bateau bateau!). 
  5. Sinon, ça a probablement un moins gros impact, mais ça ne fait pas de tort de favoriser le recyclage du papier et de choisir du bois issu de forêts gérées durablement.

Maintenant, quelques bonnes façons de protéger les océans :

  1. Cesser ou réduire sa consommation de poisson et fruits de mer en achetant toujours des produits issus de la pêche durable.
  2. Tenter de réduire au maximum le CO2 dans l’air! Selon un rapport du gouvernement du Canada, chaque année, un tiers du CO2 contenu dans les émissions de combustibles fossiles se dissout dans les eaux de surface de l’océan, ce qui forme de l’acide carbonique et augmente l’acidité des océans. Il y a beaucoup de façons de réduire le CO2 dans l’air, mais si on s’en tient juste aux CO2 des combustibles fossiles, le mieux est d’opter pour des transports électriques, favoriser le covoiturage ou les transports en commun. 
  3. Réduire sa consommation de plastique qui pourrait se retrouver dans le 7e continent! Ça semble loin de nous, lorsqu’on vit dans les terres, loin des côtes... mais il faut comprendre que le plastique prend plus ou moins 200 ans (!) à se décomposer, et qu’une paille en plastique ou un ziploc, c’est super léger et ça peut s’envoler hors d’une poubelle, d’un camion de poubelle ou d’un bateau assez facilement (oups!) et se retrouver malencontreusement dans un cours d’eau, puis éventuellement dans la mer.
  4. Dire non aux produits chimiques! Que ce soit pour laver son linge, sa maison, sa voiture, traiter son terrain… tout ça finit dans les cours d’eau et dans les océans.
  5. Quand on va à la plage : ne surtout pas y laisser de déchets! Et idéalement même pas dans les poubelles sur place (comme je l’ai dit plus haut, ça peut s’envoler facilement) et si on fait de la plongée, ne pas toucher aux coraux ou fonds marins.

En conclusion

Le jour du dépassement est là comme un son de cloche. On ‘’dort un peu au gaz’’ chaque année, alors il est là pour nous réveiller et nous faire prendre conscience de l’état de la planète.

Au moins, y’a des solutions. Elles sont là et sont accessibles à tous. C’est possible et pas si compliqué de préserver nos forêts et nos océans. Enfin, nos espoirs de régénération résident surtout en eux pour faire reculer la date pour les prochaines années!

Et vous?

Est-ce que le jour du dépassement qui avance d’année en année vous fait peur? Vous fait réfléchir? 

Ou encore vous permet d’apprendre sur de nouveaux gestes à faire au quotidien? Et à vous dépasser, vous.

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